Jouer le côté « modulo » de la lampe …

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Antoine Izambard : – Quand vous avez été contactée par Zygot’o design, comment avez-vous réagi : méfiance, surprise, satisfaction qu’on ait pensé à vous ?

Valérie Le Blévec : – J’ai immédiatement été séduite par le projet et agréablement surprise d’avoir été choisie pour faire partie de l’aventure « Lampes d’artistes ».

Le Blévec FB         Le Blévec FB2

AI : – Vous avez, ensuite, décidé de participer à l’opération “Lampes d’Artistes” de Zygot’o design, pourquoi ? Quelles ont été, alors, vos motivations?

VL : – Le fait de travailler sur un support différent de la toile m’a paru immédiatement intéressant. Quant aux contraintes très fortes liées à la géométrie de la lampe, loin de me poser problème, elles ont été pour moi l’occasion de me dépasser et d’être plus créative. Enfin j’ai, aussi, apprécié la possibilité de diffuser différemment mes œuvres.

AI : – Dans votre parcours d’artiste, avez-vous déjà travaillé avec un architecte, un designer ou un artisan d’art ?

VL : – Oui, pour des mises en couleurs de bâtiments.

AI : – N’avez-vous pas craint d’y perdre un peu votre “âme” de créateur en travaillant sur ce support ?

VL : – Non cela ne m’a pas traversé l’esprit. Et puis le travail de création reste toujours le même quelque soit le support. De plus nous n’avions aucune contrainte artistique en dehors du respect de l’intégrité géométrique du support.

AI : – Votre art peut-il être “décoratif” ou est-ce antinomique avec votre travail ?

VL : – Je pense que mon art peut être décoratif à partir du moment où il s’associe à un support fonctionnel: lampes, tables, miroirs ou autres objets, cela ne me pose pas de problème.
Je n’ai pas la prétention de revendiquer quoi que se soit quant à la manière dont on qualifie mon travail. De toute façon, mon œuvre ne s’inscrit pas dans une logique de séries. Chaque toile est unique et correspond à un moment précis de mon parcours créatif.

AI : – Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées, conceptuelles, pratiques ?

VL : – La problématique pour moi était de jouer le côté « modulo » de la lampe et, ainsi, de permettre la réalisation de compositions variées. Cinq panneaux recto-verso interchangeables, cela permet d’innombrables combinaisons … et c’est ce qui m’a intéressée.

AI : – Une édition de multiples, par reproduction mécanique, est-elle envisageable pour vous ?

VL : – D’un côté je peux répondre non, parce que toute l’originalité du projet se trouve justement dans la réalisation d’une pièce unique. Mais d’un autre, oui, parce que j’apprécie aussi l’aspect purement design avec la contrainte d’une vente en grande quantité à un prix moins élevé.

Alors, je me déciderai, en fonction d’une éventuelle proposition concrète …

AI : – Si c’était à refaire, seriez-vous toujours partante ?

VL : – Oui avec plaisir.

Propos recueillis par Antoine Izambard

 

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Saula Mile à San Francisco.

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L’artiste Saula Mile, associé au projet « Lampes d’artistes » de Zygot’o design, exposera sa toute nouvelle production picturale du 10 au 20 novembre 2014 à San Francisco dans le showroom de Trisha Guido.

COLORFUL WORLD AND WAITING, mixedmedia on canvas , 120 x 110 cm

Traiter l’ombre et la lumière de manière tangible …

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Lampe EV2

Antoine Izambard : – Quand vous avez été contactée par Zygot’o design, comment avez-vous réagi : méfiance, surprise, satisfaction qu’on ait pensé à vous ?

Evelyne Jaffrain : – L’idée était singulière et pour me donner un aperçu de l’opération, j’ai consulté le site de Zygot’o design.

AI : – Vous avez, ensuite, décidé de participer à l’opération “Lampes d’Artistes” de Zygot’o design, pourquoi ? Quelles ont été, alors, vos motivations?

EJ : – J’ai trouvé intéressant de donner suite à cette proposition en imaginant la confrontation des expressions artistiques plurielles de chaque artiste participant, motivée, par ailleurs, par le challenge donné d’allier arts plastiques et design.

AI : – Dans votre parcours d’artiste, avez-vous déjà travaillé avec un architecte, un designer ou un artisan d’art ?

EJ : – Je n’ai pas eu cette opportunité. Dommage !!!

AI : – En quoi ce type d’intervention plastique, pratiquée sur un objet manufacturé, diffère-t-elle de votre pratique habituelle ?

EJ : – Les interventions sur un objet manufacturé doivent dans le cas présent mixer l’artistique et le fonctionnel. C’est en ce sens que cela diffère de ma pratique habituelle. Sur les seuls supports que j’utilise tels que toiles, papiers ou encore installations à plus grande échelle et les techniques mixtes employées je me « limite » à une thématique exclusive dans le cadre d’un travail sériel porteur de sens. Je suis donc éloignée de toute création à visée utilitaire ou décorative.

Pour ce qui concerne cette lampe Modulo, afin de traiter l’ombre et la lumière de manière tangible, j’ai inclus du sable pour créer des surfaces avec aspérités, lesquelles seraient accentuées par l’action de l’éclairage sur les plaques constituant le corps de la lampe. C’est ainsi que la mise en œuvre de mes techniques mixtes habituelles ont été mises au service de l’objet manufacturé, en recherchant l’effet esthétisant.

AI : – N’avez-vous pas craint d’y perdre un peu votre “âme” de créateur en travaillant sur ce support ?

EJ : – Il m’en faut plus pour perdre mon âme d’artiste !…
Tout support peut être propice à la création, et mon intervention plastique sur cette lampe n’a aucunement altéré mon engagement de plasticienne. Axée sur la représentation d’un paysage abstrait, sobre, mat et monochrome, voire poétique, j’ai appliqué, ici, les spécificités de ma technique picturale, et par ce biais-là je me suis retrouvée sur mon territoire.

AI : – Votre art peut-il être “décoratif” ou est-ce antinomique avec votre travail ?

EJ : – J’ai en effet quelques réticences avec le dit « décoratif », et je ne peux pas travailler dans cet axe au sens exclusif du terme. Mes toiles abstraites, dont certaines sont à peine traversées par quelques formes végétales identifiables ou autres natures mortes, sont dans l’ensemble austères, sombres, mais pas ornementales, me semble-t-il…

AI : – Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées, conceptuelles, pratiques ?

EJ : – Pas de difficultés particulières. Pour la mise en œuvre, j’ai réalisé des croquis avant de délimiter les zones à traiter après avoir déposé les panneaux de bois et numéroté chacun d’entre eux sur ma table de travail. Ce repérage des différentes faces des plaques de bois à traiter s’est imposé car le travail sur les faces extérieures devaient se différencier des faces intérieures constituant la lampe.

AI : – Une édition de multiples, par reproduction mécanique, est-elle envisageable pour vous ?

EJ : – Comment reproduire mécaniquement la matière picturale, comment représenter les différentes épaisseurs réalisées avec du sable ou de la poudre de marbre par exemple ? Si un procédé technique le permet alors pourquoi pas !

Néanmoins, il reste possible de réaliser des séries de lampes sur un thème donné qui ne seraient pas pour autant des éditions de multiples.

AI : – Si c’était à refaire, seriez-vous toujours partante ?

EJ : – Oui, sans problème.

Propos recueillis par Antoine Izambard

Relier l’immobile à l’évanescent …

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cosson1 cosson2

L’intervention de Natalie Cosson pour le projet « Lampes d’Artistes » de Zygot’o design est raffinée, délicate et, par la présence d’une écriture inconnue et mystérieuse, elle nous invite à la découverte, au déchiffrement, à la mise en lumière …

« Glisser subrepticement des êtres et des choses vers les relations qu’ils produisent. En quelque sorte un nouvel amour des apparences sans qu’il n’y ait rien en dessous d’elles qui apparaisse. »

Pierre Zaoui, La Discrétion, ou l’art de disparaître

Il a fallu reprendre ce jeu aléatoire d’images et d’idées qui s’emboîtent, se suivent et se répondent, trouver la qualité – dans le sens de matérialité – de ce qui allait être produit : associer un objet apparemment fonctionnel à la fragilité transparente, relier l’immobile à l’évanescent, trouver le passage qui ne se dit pas, passer au travers un filet qui ne nous enserre pas mais ouvre sur une nouvelle apparence où tout est relié sans que rien n’apparaisse…

Natalie Cosson

Guy Colin, tout l’été, à Plouhinec !

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Guy Colin expose cet été à l’espace JP Calloch à Plouhinec dans le cadre du salon de la Ria et, toujours à Plouhinec, il participe au Tour des Arts à la chapelle St Cornely.

Enfin, au mois d’août, nous aurons le plaisir de retrouver l’artiste pour une exposition autour du tondo, ce format rond, si particulier et exigeant, qui, à l’image de la sphère en philosophie renvoie, en peinture, à l’idée de perfection.

Exposition le tondo

 

Donc, si vous passez en Bretagne, cet été, ne manquez pas de voir le travail de Guy Colin, l’un des artistes participant au projet « Lampes d’Artistes » de Zygot’o design

Embrasement et lumière blanche.

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Cela fait maintenant quelques semaines que l’artiste périgourdin Philippe Demeiller a terminé sa lampe et m’en a fait parvenir des photographies.

Demeillier 1  Demeillier 2

A l’image de ses grandes toiles, de ses bâches ou de ses « capots », c’est un très beau travail de peintre que l’artiste nous donne à voir dans son intervention sur la lampe Modul’o 5 de Zygot’o design.

Il fait, ici encore, montre d’une grande générosité dans l’utilisation de son vocabulaire plastique foisonnant, hyper coloré mais toujours très maîtrisé. Tout est nécessaire, voire indispensable. Tout, y compris son exubérance qui, osons l’oxymore, est une exubérance très contenue.

Philippe Demeillier nous propose, en fait, deux lampes.

L’une, dont le rougeoiement rageur évoque les forces telluriques. La lave en fusion qui semble en jaillir met au jour un grouillement vital de créatures sauvages et inquiétantes.

L’autre lampe, quant à elle (en retournant l’objet), encadre cet embrasement de lourds rideaux de scène et d’un lambrequin frangé rouge et or. Nous sommes là, maintenant, au théâtre. Tout n’était donc, qu’illusion, faux-semblant ?

Non, c’est ici, sur cette scène, plus que nulle part ailleurs, que se dit la vérité du monde, que la lumière est.

Et la lumière, celle de la lampe ? Elle semble virginale, intemporelle, sidérale …

Sa blancheur ? La somme de toutes les couleurs convoquées par Philippe Demeillier !

Rodolfo Oviedo Vega expose à Londres

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Le salvadorien Rodolfo Oviedo Vega, un des artistes de la scène internationale participant au projet « Lampes d’artistes » de Zygot’o design, expose à l’ambassade du Salvador à Londres à partir du 18 juillet 2014.

Si vous êtes de passage dans la City, une visite s’impose pour découvrir les œuvres récentes de cet artiste extrêmement talentueux.

Rodolfo Oviedo Vega à Londres

Voici ce qu’écrit Roger Atwood* de la peinture de Rodolfo Oviedo Véga : « A talented image-maker, he creates forms that challenge our notion of what a painting should look like. His works ask us to look and think afresh about what a painting is, and what it can be. »

* Roger Atwood est journaliste, auteur et correspondant à Londres de la revue new-yorkaise ARTnews.

Natalie Cosson : causse toujours !

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Depuis le mois de janvier de cette année, Natalie Cosson, l’une des artistes plasticiennes du projet « Lampes d’Artistes », travaille sur le causse de Savignac-les-Eglises autour de la thématique de l’apparition/disparition. Cette intervention de l’artiste se déploie sur les quatre saisons.

 » Serait-il possible d’envisager une création qui n’irait pas à l’encontre de la nature mais à sa rencontre ? Une création où la temporalité ne serait plus tout à fait la nôtre, ou du moins celle que nous nous sommes inventée ? Une création dont l’enjeu ne serait pas de développer une maîtrise, un savoir-faire, d’afficher une vision mais de se placer au cœur du processus pour mieux disparaître ; une création où l’effacement de l’un ferait apparaître l’autre… » Natalie Cosson.

Ce parcours artistique, organisé par l’association pour le développement durable du causse de l’Isle (caussedelisle at gmail.com 05 53 05 16 20) près de Périgueux, sera inauguré le dimanche 29 juin 2014 à 16 heures.

923839387

Colissimo, Colinissimo !

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Je reçois donc progressivement les lampes par la poste.

L’une d’elle vient de Bretagne, de l’atelier du Quinquis d’Andéas (quel bien charmant toponyme !) à Quimperlé. C’est Guy Colin qui m’envoie sa réalisation. Comme tous les autres artistes du projet, il a travaillé sur la base d’une lampe Modul’o 5 entièrement blanche.

Du blanc au noir… et bien davantage.

On retrouve, dans son travail, le vocabulaire plastique habituel du peintre breton : des citations multiples du quattrocento associées à des éléments techniques artisanaux, voire industriels. Le métal oxydé (vis et équerres) contrastant dans sa brutalité triviale avec le raffinement du dessin des peintres de la renaissance italienne. Un fond noir, enfin, qui donne à l’ensemble son unité et un aspect précieux en accord avec la qualité et la finesse de la facture.

Un travail documenté.

De plus Guy Colin a eu la gentillesse de mettre à disposition ses archives d’atelier qui montrent son travail en cour de réalisation.

Et, donc, ces deux planches seront bien plus instructives qu’un long discours !

Planche 1 Zygoto blog

Planche 2 zygoto blog


A suivre …

Claude Burdin : J’ai envie de dire : confiez-moi vos supports !

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Antoine Izambard : – Quand vous avez été contacté par Zygot’o design, comment avez-vous réagi : méfiance, surprise, satisfaction qu’on ait pensé à vous ?

Claude Burdin : – Un premier contact par mail, lu avec un peu d’étonnement, mais suivi d’échanges autour de l’idée d’une collaboration sur la lampe Modul’o 5 ont permis de m’engager dans ce projet. De toute évidence, c’est par mon site cburdin.eu que Zygot’o design a pris connaissance de mon travail.

AI : – Vous avez, ensuite, décidé de participé à l’opération “Lampes d’Artistes” de Zygot’o design, pourquoi ? Quelles ont été, alors, vos motivations ? 

CB : – La recherche sur la représentation de la danse m’a conduit à créer « Gum », un personnage composé sur la base modulaire de « l’Homme de Vitruve ». A partir de la position statique du dessin de Léonard, la mise en mouvement du danseur devenait réalisable et reproductible sur différents supports.

Claude Burdin2 Danceurs de Claude Burdin

 

AI : – Dans votre parcours d’artiste, avez-vous déjà travaillé avec un architecte, un designer ou un artisan d’art ?

CB : – Non, mais l’opportunité m’en a été donnée avec ce projet. Par ailleurs, je recherche un financement pour la réalisation d’une sculpture en métal de grandes dimensions, environ 4 m de hauteur, composée de plusieurs danseurs et réalisable en tube carré cintré par une entreprise partenaire de Savoie. 

AI : – En quoi ce type d’intervention plastique, pratiquée sur un objet manufacturé, diffère-t-elle de votre pratique habituelle ?

CB : – L’acte artistique, en dessin, peinture ou sculpture, est synonyme pour moi d’unicité de l’œuvre. Cependant, la composition de silhouettes de danseurs que l’on trouve sur la « lampe d’artiste » s’inscrit dans le prolongement de dessins sous forme de série, comme « Grande Parade » qui regroupe des centaines de silhouettes sur de grands formats (70 x 100 cm).

AI : – N’avez-vous pas craint d’y perdre un peu votre “âme” de créateur en travaillant sur ce support ?

CB : – Bien au contraire. Le dessin de ce personnage dansant est destiné à être apposé sur tout support et à toute échelle, comme décrit lors du dépôt de modèle auprès de l’INPI.

AI : – Votre art peut-il être “décoratif” ou est-ce antinomique avec votre travail ?

CB : – Ma collaboration sur ce projet entre dans la dimension « décorative » de mes interventions. Mon activité de plasticien me permet de diversifier les productions et je développe actuellement le concept de « transversale créative » qui ouvre des possibilités multiples. C’est ainsi que par exemple, lors d’une collaboration avec une école de musique, les rouleaux de dessins de danseurs ont servi de partition aux élèves… qui ont produit des séquences musicales savoureuses. Autre exemple de collaboration avec des danseurs de Hip-hop dont les T-shirts sont ornés de silhouettes…

J’ai envie de dire : confiez-moi vos supports !

AI : – Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées, conceptuelles, pratiques ?

CB : – La partie la plus délicate a concerné la mise en œuvre. Une recherche a été nécessaire pour la mise au point du processus d’application de la peinture. Le choix s’est finalement porté sur un fond travaillé en bichromie à la peinture acrylique. Sur ce support d’aspect minéral a été appliquée une composition graphique originale réalisée à la peinture à l’huile. Un vernis protège l’ensemble.

AI : – Une édition de multiples, par reproduction mécanique, est-elle envisageable pour vous ?

CB : – Tout à fait. Une phase d’étude préalable (faisabilité, calcul de coût) serait un passage obligé avant une mise en fabrication, peut-être en utilisant une technique comme la sérigraphie.

AI : – Si c’était à refaire, seriez-vous toujours partant ?

CB : – Oui

Propos recueillis par Antoine Izambard